Verneuil. Fienne.                          457
rue Montorgueil, arrêtés par François Maffon, fergent de pofte au marché St-Martin, à la réquifition de Nicolas Lecomte, garçon chez la dame Alexan­dre, limonadière, boulevard du Temple, qui s'eft plaint d'avoir été maltraité par lefdits Verneuil et fon camarade, en voulant leur faire payer leur écot, • parce qu'ils s'en alloient fans payer. Pourquoi nous les avons envoyés au Grand-Châtelet et'leurs cannes caffées au greffe (1).
(Archives des Comm., n° 5022.)
V ERNEUIL (Elisabeth-Louise VIVIEN, dite), actrice du boulevard, faisait partie, en 1780, de la troupe des Variétés-Amusantes, et en 1784 de celle du théâtre des Grands-Danseurs du Roi. Elle était fort jolie et ne manquait pas de talents. L'au­teur du pamphlet intitulé: le Chroniqueur dés#«-ré, lui a consacré dans son ouvrage deux articles tellement obscènes qu'il est im­possible d'en reproduire une seule ligne.
(Le Chroniqueur dùauvrê, I, 108 ; II, JJ.)
Lundi 7 juin 1784, 9 heures du foir.
Jofeph Sanfei, caporal de la garde de Paris, a amené Jean-Baptifte Vivien, ancien fecrétaire, demeurant à Charenton, et Élifabeth-Louife Vivien dite Verneuil, actrice de Nicolet, demeurant rue Meûai, pour querelle. Ren­voyés (2).
(Archives des Comm,, n- 5022.)
V IENNE (Nicolas), dit Visage ou Beauvisage, acteur forain et entrepreneur, de spectacles, commença par être commis­sionnaire, puis aboyeur à Laporte du théâtre de Nicolet. C'est lui qui annonçait en ces termes le spectacle du soir : « Aujour­d'hui le lieur Conftantin, fameux tacteur, fera zun compliment
(1) IIs sortaient du théatre, l'on avait joué ce soir-là (2 juillet 1779) : ies Bons amis, pièce en un acte, cn vers, avec ses agréments, par Dorvigny, précédée des Folies d la Mode, comédie du rnéme auteur, et de la Fête de Saint-Cloud, pièce de Plancher-Valcour.
(2) Ils s'étaient disputés en plein théatre et ceta avait causé quelque scandale. On jouait ce soir-la, au spectacle des Grands-Danseurs du Roi : la I-- représentation du Bienfait récompensé, ou la Fille mal gardée, pantomime à machines en quatre actes, jouée par des enfants, avec un diver­tissement nouveau ; Madame Tintamarre, avec tout son spectacle ; Erreur n'est pas compte ; Pierre Bagnolet et Claude Bagnolet, son fils, comédie en prose, par Beville, et différents exercices pendant les entr'actes.